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Qui est Donyale Luna, le premier mannequin noir de l’histoire ?

Dans une lettre à une amie d’enfance, Donyale Luna, très sûre d’elle témoigne déjà de son succès : »New York est un rêve… Dès que possible, je vous enverrai une photo de moi. Je serai au sommet du monde même si cela prend chaque respiration que j’ai, chaque muscle de mon corps . Je le sens, je le sais. Je serai bientôt une sorte de star. »

 

Durant sa courte mais fulgurante carrière, Donyale Luna a gravé en lettres d’or son nom dans l’industrie de la mode. Premier mannequin noir à faire la grande couverture de grands magazines comme Vogue ou Harper’s Bazaar, elle a défié les stéréotypes et discriminations de son époque, pour imposer au monde sa beauté, sa créativité et ainsi laisser grande ouverte les portes autrefois fermées du monde de la mode aux générations de femmes, mais aussi d’hommes noirs à venir. Découvrons son histoire….

Lorsque Ann Peggy Freeman devient Donyale Luna

Ann Peggy Freeman est née le 1er janvier 1945 à Détroit (USA). La cadette d’une fratrie de 3 filles grandit dans une ambiance familiale des plus compliquées, sa mère étant la constante victime d’un père violent et alcoolique. Très brillante pour son âge, celle que l’on surnomme  » Little-Peggy » trouve son refuge aussi bien à l’école, qu’à l’église mais aussi sur les planches du théâtre local. Au fil des années , l’enfant rêveuse donne place à une élégante adolescente qui dépasse d’une bonne tête les autres filles de sa classe avec ses 6 pieds de hauteur. Une taille vertigineuse qui la prédestine , malgré elle, à son succès fulgurant dans le monde du mannequinat.

En  1963, Ann veut devenir actrice lorsque qu’un étranger, le photographe anglais David McCabe la repère dans les rues de Détroit.  Comme le raconte sa fille dans les colonnes du British Vogue, ce dernier s’est senti obligé de lui faire savoir que si jamais elle était intéressée par le mannequinat, elle devrait venir à Manhattan et il l’aiderait. Enthousiasmée par la nouvelle, elle devra, cependant, attendre l’année 1964, pour enfin obtenir l’accord de sa mère et partir. Ainsi, en automne 1964, quelques mois seulement après l’adoption du Civil Rights Act, la jeune femme aventureuse dans l’âme, ferme le chapitre tumultueux de son enfance à Détroit pour New-York. Sa fille témoigne à ce sujet en ces termes : « Je suis toujours étonnée de voir à quel point ma mère a été courageuse de quitter la maison pour Manhattan à ce moment-là de l’histoire, sans plan clair ni revenu stable – juste un numéro de téléphone noté à la hâte par un inconnu. «  Dans la foulée, Ann Peggy Freeman se renomme Donyale George Luna.

 

 

Quand Donyale Luna conquiert l’Amérique

Dans une lettre à une amie d’enfance, Donyale très sûre d’elle, témoigne déjà de son succès :  »New York est un rêve(… )Je serai au sommet du monde même si cela prend chaque respiration que j’ai(…). Je serai bientôt une sorte de star. »

Si les opportunités pour les mannequins noirs sont malgré tout rares:   »Il n’y avait pratiquement aucune opportunité de modélisation pour les visages non blancs ailleurs que dans des publications afro-américaines dédiées telles que Ebony « , David McCabe tient toutefois parole et l’introduit dans le cercle fermé des gratins de la mode. Elle obtient un premier  contrat d’exclusivité d’un an avec le célèbre magazine féminin américaine Harper’s Bazaar, Richard Avedon, un célèbre photographe de mode de l’époque devient son manager.  Les jeux sont faîtes, Donyale Luna possède toutes les cartes en mains pour subjuguer l’Amérique et elle ne va point lésiner en besogne.

Très vite, Donyale Luna défile pour le grand couturier et parfumeur espagnole Paco Rabanne qui marqua le monde de la mode dans les années 1960 et pose pour le magazine féminin américain Mademoiselle au côté de  Woody Allen, un célèbre acteur et réalisateur américain. Richard Avedon la photographie pour des éditoriaux aux côtés du célèbre musicien Bob Dylan. Elle est même choisie pour tourner dans les screen tests (une série de courts portraits muets en noir et blanc) de l’artiste Andy Wharol. En 1967, elle jouera  à nouveau  pour ce dernier dans son film en son honneur Donyale Luna. En janvier 1965, c’est la consécration, Donyale Luna est en couverture d’Harper’s Bazaar, devenant ainsi la première personne noire à poser en une du magazine en 98 ans de publication.  En quelques mois à peine  ,Donyale est une star, tout le monde se l’arrache. Cependant ,la même année, une ombre vient ternir le tableau : Le meurtre du père de Donyale Luna par sa mère, fatiguée  des abus de ce dernier

 

1966-L’année Luna

Dans une USA où la discrimination raciale bat son plein, la carrière de Donyale  Luna quoiqu’en pleine ascension connait malgré tout quelques heurtes : De gros annonceurs de la presse refusent de placer leurs publicités, des lecteurs annulent également leurs abonnements dans les magazines où la jeune femme apparaît. Fatiguée de tous ces préjugés,  Donyale laissera bientôt l’Amérique pour l’Europe.

 Paris-Londres

En décembre 1965, elle dépose avec un cœur léger ses valises à Londres en plein ère du Swinging sixties . Elle s’essaie bientôt au cinéma et elle apparaît dans plusieurs films parmi lesquels, Blow-Up(1966), Qui êtes-vous Polly Maggoo ?  (1966) ou encore Satyricon  (1969). 

Lorsqu’elle s’envole pour Paris, elle défile aussi pour les plus grands créateurs, tels que Courrèges, Saint Laurent, Valentino, Paco Rabanne. Elle est maintenant une célébrité internationale et  l’un des mannequins les plus demandés au monde. Et les magazines français se l’arrachent : Le temps surnomme l’année 1966 ‘’l’année Luna’’, Paris Match enverra  11 photographes shooter le mannequin pour un éditorial. En mars 1966, à l’apogée de sa carrière, elle devient le premier top-model afro-américain à faire la couverture de Vogue magazine: Le moment est des plus iconiques, Dans une robe signée Chloé, Donyale Luna se fait photographier par le célèbre David Bailey  avec également des boucles d’oreilles flamboyantes signés Mimi de N. Un seul œil fortement ridé est visible à travers ses doigts, qui forment un V pour Vogue.

Donyale Luna dans les sphères du privée

Elle connaît d’abord une relation tumultueuse avec son manager Richard Avedon qui ne durera pas. Lors du tournage du film  Satyricon (1969)en Italie, elle rencontre le photographe italien Luizi Cazzaniga et c’est le coup de foudre. Ils se marient en 1976 et auront  une fille Dream Cazzaniga. Donyale goûtera enfin aux nombreux bonheurs de la vie familiale jusqu’au 17 mai 1979 où elle  meurt d’une overdose d’héroïne . Dans les colonnes du British Vogue, Dream Cazzaniga dira de sa mère: « La mort de ma mère en 1979 a été un tragique accident. (…)mon père m’a dit qu’elle était dynamique et créative jusqu’au bout. Je vois à quel point c’est vrai quand je regarde des photos d’elle(…..)  Vous pouvez sentir à quel point elle est vibrante, présente et totalement connectée à la vie. Elle laisse derrière elle une belle histoire, que je suis fière de raconter à mes filles. »

En 2020, l’actrice américaine Zendaya Coleman  a rendu un vibrant hommage au mannequin en reproduisant ses photos les plus mythiques dans le magazine Essence. 

 

 

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